The wind in my heart

02 juin 2009

Peur

Toi qui te lèves, et ma main qui te retient. De plus en plus fort, contre ta volonté.

Reste.

Tu es resté.

On avait dit que je ne te retiendrais plus, et pourtant… tu voulais croire que c’était ton choix, mais honnêtement, entièrement, était-ce vrai ? Que se serait-il passé si je t’avais laissé passer cette porte ?

Alors, quel autre choix, que celui-là ? Pas d'autre choix que celui-là. Pas d'autre choix que celui de la liberté.

Ta liberté.

Te faire rester ainsi n’aurait pas été honnête, tu comprends ?

Je voulais revenir en arrière. Ma main qui te lâche. Ta liberté comme ultime preuve d’amour. Ton libre-arbitre.

Alors, tu es parti. Et moi, j’étais légère de cette décision qui ne m’appartenait plus… Certitude d’avoir fait la meilleure chose à faire.

Tu as réfléchi.

Tu m’as re-choisie.

Alors, pourquoi toujours cette boule dans la gorge ?

On a dit retirer nos carapaces, hein, accepter à nouveau d’être nu devant l’autre, dans ses fragilités, ses failles, ses faiblesses. Arrêter de se blinder, par peur de souffrir.

Je fais tout l’inverse. J’ai peur, tu sais ?

Peur de me blesser une fois de trop.

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01 août 2008

Ressens-tu l'ivresse ?

Ambiance musicale

13240554_pJ’ai toujours mieux écrit au bout de la fatigue, au bout de l’épuisement, au bout de la nuit. Toujours trouvé plus d’idées lorsque mon cerveau est embrumé d’avoir trop travaillé, j’ai alors l’impression que les mots viennent tout seuls, et c’est sans doute tout décousu, tout en vrac, mais ce sont ces textes que je préfère en les relisant le matin… ces textes que je relis le lendemain, en souriant d’avoir réussi à faire passer les choses.

Le moment où la nuit m’enveloppe, ou j’ai chaud et les joues empourprées d’écrire sous la lampe, ce moment où plus rien ne compte sauf les mots qui s’alignent sans effort. Les épaules endolories, le cou tendu, j’ai chaud, tellement chaud, mais je suis bien…

Hier soir je voulais écrire, et les mots ne venaient pas, ne venaient plus, j’ai effacé des lignes et des lignes de dépit de ne pas y arriver. Et là, ce soir, j’ai réussi à Lui écrire, écrire toutes ces choses implicites, ressenties, j’ai écrit tous ces sentiments en mots, et j’en suis heureuse… J’ai l’impression d’être à un tournant de ma vie, un tournant qui me prend les tripes, un tournant comme je les aime, un tournant qui me donne envie de tourbillonner, et de crier ce bonheur.

L'essentiel ce n'est peut-être pas d'avoir les mêmes passions, de tout comprendre de l'autre, mais juste d'aimer et d'accepter l'autre comme il est, avec une infinie tendresse pour ses différences...

Je me sens jeune, tellement jeune, tellement pleine de vie, tellement puérile parfois, mais j’aime ça… tellement envie de faire fi des convenances, des et si, et pourquoi, et tellement envie de ne pas lâcher cette liberté. Je veux vivre cette histoire comme je le sens, comme on le sent, sans écouter ceux qui ne la comprennent pas, sans écouter ceux qui me disent que je vais le regretter, et sans écouter ceux qui trouvent cela bien incorrect de partager la même tente alors que… Moi je veux t’embrasser sous la pluie et courir dans les champs, zipper ton sac de couchage au mien, sentir ta jambe nue contre la mienne et ta main contre ma peau. Je veux des fous rires comme on sait si bien les faire, je veux des clins d’œil et des private jokes, je veux tes allusions pas discrètes, je veux…

Je veux continuer à être heureuse comme maintenant.

Y'a les baisers Les premiers
Goût d'embruns Goût de spleen
Y'a les baisers volés Dans les trains de tsarines
Les baisers d'un été Où la main s'achemine

Alizée, Gourmandises

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29 juillet 2008

J’inspire, j’expire...

Pourquoi, pourquoi est-ce que ses mots me blessent autant ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à prendre ça avec humour ? Pourquoi est-ce que je le prends pour moi ? Je devrais réussir à relativiser… il sait que ça m’agace, et c’est pour ça qu’il prend un malin plaisir à me le dire…

J’inspire, j’expire, j’essaie de ne pas rentrer dans son jeu.

Ne pas voir son air dédaigneux et sûr de lui, son air de patron qu’il prend avec tout le monde, même sa famille. Son air de tout savoir sur tout, et mieux que tout le monde.

Me dire que de toute façon, c’est ma vie, et que je ne regrette pas ce chemin que j’ai pris… mais j’aimerais qu’il approuve mes choix. Alors après, certes, tous les 36 du mois, il me dit qu’il est fier.

Soit.

Et il repart dans ses sarcasmes.

Et qu’est-ce que ça m’énerve…

ARGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!

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22 juillet 2008

Just blink an eye

11114327_pAmbiance musicale : Endless Song, Aaron

 

Je crois que je vis dans un monde irréel.

 

Un monde où l’amour serait toujours beau

ta bouche dans ma nuque Défaillir

tes mains sur mes épaules et Mourir

Un monde où les petites mamies me parlent de celui qui est leur mari depuis 40 ans avec des étoiles dans les yeux.

tes clins d’œil so sexy

me Voir et ton sourire

Un monde où la vie, ça serait boire du Co*ca sur cette plage où la mer est remplie d’eau douce.

 

Mais là, depuis hier soir, le pink movie est fini. Le cœur dans un étau. Ne pas réfléchir ne pas penser fermer son esprit se protéger. Encore.

Je ne pense qu’à ça. A tout ça. A ton monde où il suffirait d’allumer son PC de 6H à 8H30 pour avoir la bonne conscience d’avoir « tout fait pour [me] parler ». Où les lettres d’amour figureraient sur la to do list, catégorie « paperasse ».

 

Peut-être qu'en fait il est "just too late".

 

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19 juillet 2008

L'espace efface le bruit

HPIM6465Je retrouve le plaisir d’écrire.

La nuit.

Le plaisir de ne plus avoir d’horaires… la liberté ? Lorsque mes mains dansent sur le clavier, ou que ma plume glisse sur le papier, je me sens bien… Il n’y a plus rien qui compte, que ces notes de musique qui tourbillonnent autour de moi, et ces mots qui naissent sous mes doigts, plus rien que la moiteur de la nuit au dehors, et ma solitude choisie. Tout le monde dort… et moi je suis incroyablement vivante. Juste là, à rêver, à raconter, à retranscrire, à inventer… à créer.

Sentir la phrase, assembler les mots, relire, effacer, recommencer, et sourire toute seule.

Il y a des soirs où tout ne ressemble à rien, et d’autres où tout devient possible, un tant soit peu que l’on y croie. Des soirs où toutes les incertitudes ne sont plus des angoisses, mais des aventures, des défis à relever, des combats exaltants à mener. Des soirs où seuls le présent et le futur sont importants. Des soirs où les vieilles blessures se diluent, se diluent jusqu’à disparaître.

Je voudrais que ces instants durent toujours, alors je les prends, je les étire, je les allonge au maximum… et mes nuits sont bien trop courtes !

C’est la rançon du bonheur ^^

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit !

[…]
J'écoute : -
Tout fuit,
Tout passe
L'espace
Efface
Le bruit.

V. Hugo, les Djinns

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17 juillet 2008

Dualité

D’un côté, il y a ce manque de toi.

Ces décharges qui me traversent le ventre lorsque je pense à toi.

Ce rêve où j’étais blottie dans tes bras, contre ton torse nu, et où je t’embrassais à en perdre haleine.

Il y a tes mots, qui me touchent tellement.

Je te trouve tellement beau.

Mais de l’autre, il y a cette peur terrible de l’échec.

Paralysante.

Ce rêve où je n’en profitais pas vraiment, car j’étais engagée ailleurs.

Cette petite fille un peu trop fragile, à qui tu as dit un jour que c’était de sa faute…

Je me souviens de ce professeur de français, qui disait que dans une argumentation c’était la deuxième partie qui traduisait ce que l’on pensait vraiment.

Je devrais peut-être faire comme E. ? So let me look at the bright side

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04 juillet 2008

Une histoire d'Art

Ambiance musicale : La leçon de Piano, de Michael Nyman

Il est des œuvres qui me remplissent d’un sentiment indicible. Des sculptures qui m’exaltent. Des films, pour lesquels je me dis « c’est ça… ». Des livres, que je pourrais relire et relire et relire, sans m’en lasser, parce qu’ils m’apportent à chaque fois quelque chose de nouveau.

240px_La_valseJe pourrais rester des heures devant la Valse, de Camille Claudel. Des heures à observer le drapé du tissu, la main de l’homme sur la hanche, la main de la femme dans le dos de l’homme. Juste posées. Et pourtant tellement érotiques. Des heures à rêver leur histoire, des heures à décider si ce drapé, c’est leurs vêtements qui tombent, ou un linceul qui s’apprête à les recouvrir. Et son visage dans son cou… Une telle force, et un tel abandon. Des heures à contempler le mouvement figé dans la pierre, des heures à penser à elle, aussi… Elle qui est tellement présente dans son œuvre, elle dont un auteur à succès a dit « 30 ans de création, 30 ans d’asile ». Formule choc.

La leçon de piano, aussi. Pourtant, je n’ai vu ce film que 2 fois. C’est comme si je le gardais en moi, sans avoir besoin de le regarder très souvent. La première fois que je l’ai vu, j’ai été saisie. Souffle coupé. Touchée… au plus profond de moi. Accrochée à chaque image, à chaque respiration, à chaque note de musique… moi, la pas musicienne pour un sou. Et l'ambiance magique de ce film, les couleurs, cette petite fille qui danse sur la plage. Et aussi sa main burinée sur ses épaules nues.

Et pour les livres, c’est pareil…il y a notamment un livre que je relis, régulièrement. Il me permet de faire le point… et de trouver à chaque fois à l’intérieur, une petite phrase, un passage, un chapitre qui correspond exactement aux questions que je me pose à ce moment-là. Une histoire de vie, une histoire d’amour, une histoire de combat, aussi… Et puis aussi Antigone, d’Anouilh. J’aime... Et ses mains qui creusent la terre.

En écrivant cela, je me rends compte que ces trois œuvres, pourtant très différentes, ont des points communs non négligeables… Amusant, ça, je n’avais jamais fait le rapprochement. Je me rends compte que j’aime des œuvres auxquelles je peux m’identifier, dans lesquelles je peux me projeter.

Au cœur de chacune, il y a le combat d’une femme. Mon côté féministe qui prend le dessus, sans doute ;-) Une figure féminine intense, qui lutte… qui lutte d’une manière assez masculine d’ailleurs, totalement en contradiction avec les règles de son époque. Une figure qui se joue des convenances, et qui est prête à de lourds sacrifices pour enfin devenir elle-même.

Il y a aussi cette notion de choix. Le choix entre la mort et la vie, pour les quatre. Le choix entre lâcher prise, tomber, se laisser mourir, voire se tuer… ou au contraire se battre pour continuer. Dans mes quatre exemples, deux choisissent la vie, assurément, de toutes leurs forces… une choisit la mort. Et C . ? difficile à dire…

Et puis, partout, un érotisme sous-jacent. Un érotisme étroitement mêlé à un amour intense. Un érotisme… élégant. Troublant. Et délicieusement tentant. Un érotisme qui en choque certains, pourtant… je ne compte plus le nombre de regards horrifiés que l’on m’a lancés, lorsque j’ai parlé de la leçon de piano à des proches ^^

Bref, une femme, un combat, un choix, et partout de l’amour… un peu olé-olé… Moui, ça me paraît bien comme programme ;-)

Je souris en me relisant… je retrouve le plaisir d’écrire et de philosopher le soir, et c’est bien agréable ! Mais l’expérience est amusante… je me retrouve à écrire des choses que je ne savais pas il y a quelques minutes ! Je ne sais plus qui disait, en gros, on n’écrit pas ce qu’on a appris, mais on apprend ce qu’on a écrit. Pour ce soir, c’est très vrai !

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28 juin 2008

Take me on a trip, I’d like to go some day

Ambiance musicale

M’imprégner jusqu’à la dernière goutte de cette atmosphère unique… J’avais oublié à quel point j’aimais cet endroit.

He said Hey Sister
It's really really nice to meet ya
I just met this 5 foot 7 guys who's just my type
I like the way he's speaking his confidence is peaking
Don't like his baggy jeans
But I may like what's underneath it

Je n’ai pas tellement envie de penser, je crois… juste envie de m’étourdir, de vivre et d’être heureuse. Et puis, les choses se décantent un peu d’elles-mêmes… finalement.

And no I ain’t been to MIA
I heard that Cali never rains and New York heart awaits
First let's see the west end
I'll show you to my bedroom
I'm like this American Boy...American Boy...

Envie de sourire, de virevolter… envie de liberté. Envie d’oublier ces deux dernières années… je ne pensais que j’en garderais autant de traces.

Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to New York, I'd love to see LA
I really want to come kick it with you
You'll be my American Boy...American boy...

Envie d’oublier ce qui ne va pas avec Il, tout mettre dans un petit coin de ma mémoire, et simplement, peut-être, simplement commencer par être heureuse moi, toute seule, avant d’aller plus loin… Oublier mes peurs, dépasser toutes ces angoisses qui ressurgissent dès que la nuit tombe. Prendre soin de moi, avant de prendre soin de nous… C’est peut-être ça la clé de tout ?

Can we get away this weekend.
Take me to Broadway
Let's go shopping baby then we'll go to a Café
Let's go on the subway
Take me to your hood
I neva been to Brooklyn and I'd like to see what's good

Commencer par m’aimer, avant de penser aux autres. Devenir égoïste. Prendre confiance… Penser les choses autrement. Faire la chasse aux idées noires, et aux doutes. Retrouver ce brin de folie, et cette joie de vivre.


Dress in all your fancy clothes
Sneaker's looking Fresh to Def I'm lovin those Shell Toes
Walkin that walk
Talk that slick talk
I'm likin this American Boy... American Boy...

Et après, après, je verrai...


Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to New York, I'd love to see LA
I really want to come kick it with you
You'll be my American Boy...

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24 juin 2008

The dust in my head

Ambiance musicale : http://www.deezer.com/track/114804

Et si c’était possible d’aimer la même personne toute sa vie, toujours autant, sans revoir ses idéaux à la baisse ?

The wind in my heart
The wind in my heart


The dust in my head
The dust in my head


The wind in my heart
The wind in my heart


Drive them away
Drive them away.

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11 juin 2008

Et j'en crève

816f61a0d5e81cd95psAmbiance musicale

Juste toi, là, et tes yeux si bleus.

Ta main sur ma hanche, et ton sourire planté sur moi.

Tu te rapproches, plus près, encore plus, viens.

Des lèvres juste effleurées. Comme un vent d’été qui serait passé par là.

Insister.

Un peu.

Encore.

Ferme les yeux. 

Juste profiter de cet instant suspendu, plus rien ne compte sauf cette bouche contre la mienne, et ton corps pressé contre le mien.

A la dérobée, je te regarde, enfin…

Et je surprends ton regard, deux yeux si bleus si bleus si bleus.

Qui me caressent le cœur.

Je deviens frisson…

Et le retour des papillons.

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