The wind in my heart

Elle se refuse toujours à entendre, à comprendre, Elle rit pour cacher sa terreur d'elle-même. Elle a toujours passé sous les arches des nuits. Et partout où elle a passé Elle a laissé L'empreinte des choses brisées. Paul ELUARD

02 juin 2009

Peur

Toi qui te lèves, et ma main qui te retient. De plus en plus fort, contre ta volonté.

Reste.

Tu es resté.

On avait dit que je ne te retiendrais plus, et pourtant… tu voulais croire que c’était ton choix, mais honnêtement, entièrement, était-ce vrai ? Que se serait-il passé si je t’avais laissé passer cette porte ?

Alors, quel autre choix, que celui-là ? Pas d'autre choix que celui-là. Pas d'autre choix que celui de la liberté.

Ta liberté.

Te faire rester ainsi n’aurait pas été honnête, tu comprends ?

Je voulais revenir en arrière. Ma main qui te lâche. Ta liberté comme ultime preuve d’amour. Ton libre-arbitre.

Alors, tu es parti. Et moi, j’étais légère de cette décision qui ne m’appartenait plus… Certitude d’avoir fait la meilleure chose à faire.

Tu as réfléchi.

Tu m’as re-choisie.

Alors, pourquoi toujours cette boule dans la gorge ?

On a dit retirer nos carapaces, hein, accepter à nouveau d’être nu devant l’autre, dans ses fragilités, ses failles, ses faiblesses. Arrêter de se blinder, par peur de souffrir.

Je fais tout l’inverse. J’ai peur, tu sais ?

Peur de me blesser une fois de trop.

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